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Posté le mercredi 13/12/06. De Nestor B. (Guyane Française)
Questions ou commentaires : C'est avec intérêt que j'ai lu chacune des pages de ce site, et je salue le caractère colossal du travail entrepris ici, et des travaux en perspective. Ma remarque est la suivante : pour une meilleure compréhension du lecteur, et notamment le moins averti (qui ne serait pas habitué aux terminologies théologiques - Dieu sait combien ils sont nombreux), tout en maintenant la ligne de position ainsi définie, "vous ne trouverez sur ce site aucun chapitre consacré à un exposé détaillé des millénarismes", il serait nécessaire et judicieux, selon moi, de proposer des pistes permettant à tout un chacun de mieux appréhender ce qu'est le millénarisme par rapport à l'amillénarisme, et vice-versa. Je veux dire, dans la pratique, spécifier les éléments essentiels qui fondent le millénarisme (sans pour autant les exposer) et leur opposer le la thèse amillénariste (et stipuler les arguments développés par chacune des positions antagonistes). Je pense, alors, qu'il sera plus facile au visiteur du site, ainsi éclairé, de comprendre la démarche théologique mise en oeuvre, ainsi que les implications que peut générer le fait d'adhérer à telle ou telle conception, en particulier. Merci d'y réfléchir.
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Réponse de Patrick postée le jeudi 14/12/06 |
Avant toute chose, nous voulons remercier Nestor, pour sa visite, et plus particulièrement ses remarques, qui constituent le premier « Post » des débats que nous souhaitons ouvrir sur ce site. Nous le remercions d’autant, que sa remarque porte sur le fondement de la méthode que nous avons choisi de respecter sur ce site. Il nous offre ainsi d’emblée l’occasion de développer davantage notre position sur ce choix.
Nous reconnaissons le bien-fondé et adhérons au souci pédagogique explicite, exprimé dans les préliminaires de sa remarque en ces termes . « - pour une meilleure compréhension du lecteur, et notamment le moins averti (qui ne serait pas habitué aux terminologies théologiques - Dieu sait combien ils sont nombreux). En effet, quel serait le sens d’une action de clarification, de réfutation et d’éducation chrétienne réformatrice, si cette action n’est pas soutenue par une volonté affirmée de s’adresser au plus grand nombre, non seulement dans un langage qu’il est censé comprendre mais aussi en exposant les termes du débat afin qu’il en saisisse l’objet et l’enjeu ? On ne peut se tenir à distance de ces considérations essentielles sans ajouter de la confusion à la confusion ambiante ! Nous en sommes conscients.
Toutefois, bien que nous partagions les mêmes préoccupations pédagogiques, nous divergeons radicalement sur la méthode.
En effet celle qui nous est proposée : -Je veux dire, dans la pratique, spécifier les éléments essentiels qui fondent le millénarisme (sans pour autant les exposer) et leur opposer la thèse amillénariste (et stipuler les arguments développés par chacune des positions antagonistes), sous couvert de la défense des lecteurs les moins avertis, n’est ni plus ni moins qu’une remise en cause du bien-fondé de notre démarche, tout en nous suggérant d’en maintenir le principe. Enfin en concluant par un « Merci d'y réfléchir. », notre lecteur ne laisse planer aucun doute, sur l’insuffisance de réflexion qui nous aurait conduits à adopter la démarche que nous mettons en œuvre. Nous ne pouvons donc pas ignorer que sa proposition est aussi une opposition. S’agit-il de l’expression « maladroite » d’une réelle volonté de construire ou du souffle d’un obus silencieux ? Quoi qu’il en soit nous ne pouvons nous dérober à cette invite, bien que nous refusions net la figure de style qui nous est proposée à savoir un grand écart !
C’est pourquoi, nous réaffirmons avec une fermeté inébranlable que "- vous ne trouverez sur ce site aucun chapitre consacré à un exposé détaillé des millénarismes ".
Sur le principe, nous croyons pouvoir nous appuyer sur notre lecture des Ecritures. Les écrivains bibliques sont en effet, ceux que nous voulons imiter. 1 Corinthiens 11:1 « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. », nous dit l’apôtre Paul, aussi notre référence méthodologique prendra sa source dans la démarche de l’Apôtre Paul et celles des autres écrivains bibliques. Or, Il ne nous semble pas que dans les lettres et épîtres adressées non seulement aux fidèles des églises mais aussi aux dirigeants et pasteurs, que ces écrivains inspirés mettent en oeuvre la méthode préconisée par notre lecteur pour lutter contre les hérésies et les faux docteurs. L’erreur est pointée du doigt de manière lapidaire, et il s’ensuit presque toujours un exposé magistral de la vérité et une exhortation à tenir ferme dans la vérité. Ce souci est exprimé avec une rigueur qui a pour nous valeur de modèle lorsque s’adressant à Tite l’apôtre Paul déclare en Tite 1:10-14 « Il y a, en effet, surtout parmi les circoncis, beaucoup de gens rebelles, de vains discoureurs et de séducteurs, auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qu’on ne doit pas enseigner. L’un d’entre eux, leur propre prophète, a dit: Crétois toujours menteurs, méchantes bêtes, ventres paresseux. Ce témoignage est vrai. C’est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu’ils aient une foi saine, et qu’ils ne s’attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d’hommes qui se détournent de la vérité » . Notons, la prudence de l’apôtre : « enseignant pour un gain honteux ce qu’on ne doit pas enseigner ». Il ne transforme à aucun moment sa lettre en miroir d’une fausse doctrine qu’il exposerait afin de la réfuter. N’est-ce pas le même Esprit qui conduit l’apôtre Jean en : 1 Jean 2 :22-28 « Je vous ai écrit, non que vous ne connaissiez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez, et parce qu’aucun mensonge ne vient de la vérité. Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père; quiconque confesse le Fils a aussi le Père. Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père. Et la promesse qu’il nous a faite, c’est la vie éternelle. Je vous ai écrit ces choses au sujet de ceux qui vous égarent. Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés. Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu’il paraîtra, nous ayons de l’assurance, et qu’à son avènement nous ne soyons pas confus et éloignés de lui. » . Ce principe nous semble être maintenu dans toutes les Ecritures, car les serviteurs de l’Eternel sont les serviteurs du bien et non du mal ! Rappelons-nous Elie face aux prophètes de Baal qui investirent le temple ! Vient-il discuter et peser les arguments ou combattre au nom de la Vérité et du Vrai Dieu ?
Sur l’application du principe, nous comprenons fort bien que dans le cadre universitaire, ou d’un séminaire où il s’agit de former des esprits à la chose théologique, l’exposé des thèses contraires ou opposées puisse trouver une réelle justification. Car dans le domaine universitaire tout est question de thèses. Cette méthode toutefois, ne nous semble pas convenir au cadre de la Foi et du combat pour la Vérité dans lequel nous nous sommes engagés. Car il s’agit bien pour nous de Foi, et non d’intellection flottante à mettre en balance ! Nous croyons que le millénarisme est une hérésie dangereuse et nous agissons en conséquence. Romains 14:23 « Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n‘agit pas par conviction. Tout ce qui n‘est pas le produit d’une conviction est péché. » , la nourriture millénariste n’est pas un aliment pour lequel nous dresserons une table, et c’est avec une ferme conviction, la Foi donc, que nous ne la soumettrons pas à la vue des frères plus faibles ! Car en effet n’y a-t-il pas une contradiction flagrante, à invoquer la faiblesse des frères les moins avertis « - pour une meilleure compréhension du lecteur, et notamment le moins averti (qui ne serait pas habitué aux terminologies théologiques - Dieu sait combien ils sont nombreux), et vouloir leur soumettre sur un plateau d’une part la vérité et d’autre part le mensonge bien construit afin qu’ils fassent leur choix ! C’est en reflétant la lumière que l’on chasse les ténèbres. Nous affirmons notre conviction et notre foi, car nous voulons être agréables à Dieu avant de vouloir nous conformer aux manières des hommes ! C’est dans un exposé positif de l’amillénarisme, que nous voulons donner à nos lecteurs les moyens de débusquer les pièges du diable ! Enfin, peut-on laisser croire que la vérité puisse être une thèse ? C’est déjà faire injure à la Majesté de Dieu que de poser ainsi l’exposé de sa parole, même lorsque l’on se trompe ! Apocalypse 3:16 « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche . ». Et si l’exposé d’une foi qui se veut radicale, n’était pas l’expression d’un esprit chagrin et belliqueux, mais le refus de la tiédeur, du compromis, et de l’hypocrisie intellectuelle que l’on habille des vêtements de la sagesse ? Aux habits d’un homme de science qui entend la foi, nous préférons ceux d’un homme de foi qui entend la science !
Et à quand les réconciliations dialectiques, thèses, antithèses, synthèses dans la Parole de Dieu ? Le serviteur de Dieu, ne propose pas des choix, il se doit avec la foi que Dieu lui donne, d’annoncer droitement la Parole de Dieu, de reprendre, de corriger, d’exhorter dans l’amour.
Sur la méthode, «il serait nécessaire et judicieux, selon moi, de proposer des pistes permettant à tout un chacun de mieux appréhender ce qu'est le millénarisme par rapport à l'amillénarisme, et vice-versa » , la piste est d’exposer la vérité. Croire, c’est aussi savoir dire non !
Sur l’opportunité d’une telle méthode, il y a déjà de nombreux sites Web qui exposent le millénarisme et l’amillénarisme selon la méthode préconisée par notre lecteur, nous ne voyons pas l’utilité dans cette approche de mettre en ligne un site de plus sur le Web.
Enfin, si nous n’avions pas une ferme conviction de la vérité de l’amillénarisme nous ne viendrions pas sur le Web, nous n’écririons pas d’ouvrage. Mais, puisque nous avons une ferme conviction, nous devons être conséquents avec notre foi, et donc tenir à distance le mal, le mensonge, l’hérésie : le millénarisme ne passera pas par nous !
C’est pourquoi nous répétons : Pour toutes ces raisons nous nous bornerons à présenter ce que nous croyons être la vérité, car l’apprentissage des fables n’est pas nécessaire à la croissance spirituelle ! |